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De bruit et de fureur

Nuisances, pollution sonore , incivilité… Le bruit est surtout un fléau infernal à Paris, où près de 250.000 parisiennes et parisiens (soit plus d’un sur dix) sont exposés quotidiennement à des niveaux sonores qui dépassent la limite réglementaire (68 décibels). Or le bruit à un impact reconnu sur la santé : il est la principale cause des troubles auditifs bien sûr, mais il est aussi source de stress, qui à son tour entraine des troubles digestifs et des troubles du sommeil, augmente les risques cardio-vasculaires et fait baisser la concentration. Le bruit est une cause d'anxiété, de dépression, d'irritabilité voire d'agressivité. Et cet impact sur la santé a un coût : Jusqu’à deux années de vie en bonne santé, en cas de forte exposition, selon Bruitparif. Plus de 16 milliards d’euros pour la prise en charge pour la seule Ile-de-France. Et près de 4 milliards par an pour les seuls bruits de voisinage. A Paris, ce sont plusieurs centaines d’établissements publics, des milliers d’appartements qui sont exposés au bruit de manière permanente. Et ce fléau n’est pas concentré sur les seuls grands axes. Il concerne aussi et de plus en plus les places, envahies par les terrasses, les rues étroites ou les zones piétonnes. Une sorte d’individualisme collectif semble s’installer comme la norme, où les auteurs du bruit ne font que peu de cas de leurs semblables : au delà des sirènes et des klaxons, ce sont des bruits inutiles qui viennent envahir notre espace vital :
motards qui font vrombir leurs engins, fêtards qui font subir les éclats de voix…  Pourtant, des solutions existent : couverture phonique pour les chaussées, contrôle de la vitesse au démarrage des feux, réglementation et contrôles des terrasses, normes pour la musique amplifiée dans les bars ou discothèques, sanctions contre les soirées privées trop bruyantes dans des immeubles d’habitation…
La ville de Paris a développé un « plan bruit » pour lutter contre les troubles comportementaux, les problèmes vasculaires, les décès prématurés, et amoindrir l’impact des coûts sanitaires du bruit. Mais qu’est devenu le baromètre de l’environnement sonore promis en 2015 ?

La Cascade de la Canopée : suite et fin ?

Suite à notre article au sujet de la Cascade difficilement domptable de la Canopée, la SEM Paris Seine, qui pilote le projet, nous a  informé qu’un appel d’offre était lancé pour mieux canaliser les eaux de la cascade et leur écoulement. Nous avons appris lors de la réunion du suivi de chantier du 4 mai dernier que la SEM Paris Seine a reçu une seule offre : la facture d’un montant de 1,2 millions d’euros comprend la modification de la Cascade et le drainage de la Canopée pour améliorer l’écoulement d’eau. La durée des travaux est estimée à 1 an, mais nous ne savons pas quand le chantier pourrait commencer : la SEM trouve l’offre trop chère et cherche à en réduire le coût. Les fermetures ponctuelles du niveau -3 pendant quelques mois seront nécessaires afin de faciliter le bon déroulement du futur chantier, sans parler des moyens de sécurité à prendre pour protéger le public. A la demande de la SEM, nous corrigeons ci-après les informations figurant dans notre dernière lettre : L’entreprise qui a executé les travaux de la Cascade est l’Effage Energie et non Vinci, comme nous l’avons anoncé. Le prix de 243.000 € n’était pas le prix de l’écran provisoire installé pour éviter les éclabussures, mais le prix de la pompe qui remonte l’eau de pluie pour faire la cascade.

La sortie Marguerite de Navarre est ouverte !

Nous nous inquiétions dans notre dernier numéro de la Lettre d’Accomplir du retard et de l’incertitude qui entouraient la finalisation des travaux de cette nouvelle sortie du métro et du RER, place Marguerite de Navarre. Elle est désormais opérationnelle depuis le vendredi 5 mai, donnant ainsi un accès direct à la salle d’échange du RER, sans avoir à passer par le Forum des Halles ou les couloirs de la station Châtelet. Lors de la réunion du suivi de chantier la RATP a précisé que, à partir de 5 mai et pendant 15 jours environ il y aura des fermetures ponctuelles de la station pour régulation. Les ascenseurs de la place seront mis en service en juin. Les message sonore diffusé à la fermeture et à l’ouverture de l’accès est trop fort et dérange ceux qui habitent à proximité. La RATP nous a dit que le son va être réglé et ne dépassera pas 40 décibels, comme promis.

Les escalators du Forum

Beaucoup d’entre vous nous signalent que ces escalators souvent ne fonctionnent pas et on ne sait jamais vers qui se tourner pour avoir des explications à ce sujet. Voici quelques précisions : les escalators situés dans le Forum côté Canopée sont gérés par Unibail, il faut donc s’adresser à la direction du centre commercial. Concernant ceux qui se trouvent côté Place Carée et Place de la Rotonde, ils sont gérés par la SEM Paris Seine. Ces escalators seront remplacés progressivement :
les travaux vont debuter mi-2017 et s’étaleront sur 2 ans, afin de ne pas perturber le fonctionnement du Forum. La SEM précise que le système de sécurité de nouveaux escalators est beaucoup plus sensible et provoque leur arrêt plus souvent que dans le passé, d’où l’impression qu’ils sont souvent en panne.

Cascade de la Canopée, l’eau ça mouille

Les concepteurs de la Canopée des Halles n’en n’ont visiblement pas fini avec les éclaboussures. Après le toit qui fuit, la “cascade monumentale” qui devait animer d’une “chute d’eau linéaire et sans déchirure sur 10 mètres de haut et un mètre de large” l’ouverture côté jardin, persiste à ne pas couler droit… Ainsi, par temps de pluie, cette eau indomptable qui tombe du toit reste sensible aux aléas du vent et des courants d’air, et refuse obstinément de tomber droit dans le petit espace qui a été prévu pour la recueillir. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été “modélisée” à grand frais par la société d’ingénierie Artelia et Eiffage, constructeur du toit. Résultat : les marches alentours et l’allée qu’elles surplombent sont régulièrement inondées, rendant cet espace bien peu accueillant. La dernière solution en date consiste en une paroi amovible en plastique, installée dès qu’il pleut et retirée par beau temps. Voilà un dispositif bien artisanal, pour compenser un défaut de conception et de réalisation qui a tout de même coûté la modique somme de 243.000 euros TTC. Rappelons en outre qu’aucune solution n’existe à ce jour pour détourner cette eau, puisque le toit lui-même a été conçu pour que sa pente dirige les eaux pluviales vers ce point central. Sauf à installer une descente de gouttière à cet endroit précis.

Un nouvel accès à la station Châtelet-Les Halles place Marguerite de Navarre

Une nouvelle sortie va être ouverte au public le 28 avril prochain place Marguerite de Navarre. Elle permettra un accès direct à la station Châtelet - Les Halles, aux métros 1, 4, 7, 11, 14 et au pôle d’échanges des RER A, B et D. Cette nouvelle sortie sera coiffée d’un édicule en bois, érigé pour 350.000 €. Mais un doute persiste : La RATP nous a informés il y a un mois qu’après l’inauguration officielle cette construction sera détruite pour être refaite à nouveau ! A notre étonnement il a été répondu lors de la réunion de suivi, le 22 mars, que cet édicule n’est pas "provisoire", mais plutôt "temporaire"…Il paraitrait que l’architecte qui l’a conçu a reçu des matériaux de mauvaise qualité et exige une reconstruction de l’édicule dans les règles de l’art. La RATP nous a confié qu’il n’était pas dans ses intentions de demander à le refaire, car ce n’est pas prévu dans son budget. Tout dépend maintenant du concepteur : s’il insiste, et c’est son droit,  il faudrait tout recommencer… Question :
qui va payer ?

Du Louvre des Antiquaires à un immeuble de commerces sans âme

C’est une vision bien étrange qui saisit le visiteur qui s’aventurerait aujourd’hui au Louvre des Antiquaires. Sur les quelques 300 commerces qui ont animé cet espace de 15.000 m2 conçu dans les années 70, seuls 5 sont encore en activité. Toutes les autres boutiques ont été progressivement désertées au gré des non-renouvellements de baux par le propriétaire, la Société Foncière Lyonnaise, qui a prévu de “re-qualifier” ce bâtiment emblématique. Le projet, d’un coût de 100 millions d’euros et qui nécessitera trois ans de travaux, sera mené par la société Vinci qui assurera également la commercialisation des surfaces.Il prévoit la transformation de cette galerie marchande sur 3 étages en une série de quelques surfaces de 3000 m2 chacune, qui seraient proposé à de grandes enseignes de la mode. Les façades du bâtiment seront refaites, pour créer de grandes vitrines et ménager des accès habillés de laiton de part et d’autre (rue de Rivoli et rue Saint Honoré), chaque magasin bénéficiant d’une surface “traversante”. Outre le fait que l’on peut s’interroger sur la viabilité économique avec la multiplication de ce type de commerces (au Forum des Halles, sur la rue de Rivoli, dans la future Samaritaine et à la Poste du Louvre, au Carrousel du Louvre…), c’est avec regret que l’on constate une uniformisation croissante du quartier. D’un lieu conçu comme un “passage” contemporain avec ses petites boutiques réparties sur trois niveau et une activité spécifique, il ne restera plus qu’un bâtiment tronçonné en quatre ou cinq grands commerces.

Petit historique du Louvre des Antiquaires

Au milieu du XIXème siècle, Napoléon III charge le baron Haussmann de finir la jonction entre le palais du Louvre et les tuileries. Il fera construire par la même occasion le plus grand hôtel de Paris en face du Louvre : l'hôtel du Louvre. L'objectif est de pouvoir recevoir les riches visiteurs de l'exposition universelle de 1855 ailleurs que dans les taudis crasseux parisiens qui sont la règle à l'époque. Le rez-de-chaussée de l'hôtel était occupé par des magasins de luxe. Peu de temps avant l'exposition universelle, les premiers marchands s’installeront sous les arcades et prendront rapidement le pas sur les magasins de luxe qu'ils remplaceront en moins de 5 ans ! Fin XIXème siècle, plus de 2000 personnes travaillaient dans ces magasins. Leur succès ne faiblira pas jusqu'à la deuxième guerre mondiale. Après la fin de la guerre, la situation était difficile pour l'hôtel et les magasins du Louvre.

Ce n'est qu'en 1975 que la situation va s'arranger avec les postes britanniques qui vont racheter l'immeuble et en faire le centre d'affaire du Louvre et le Louvre des Antiquaires. Le bâtiment qui avait subi de nombreuses modifications internes avait besoin d'être restructuré profondément. Cette réorganisation a été une première : la façade n'a pas été touchée alors que les volumes intérieurs ont été fortement modifiés. Ce fut un tel succès que le Musée du Louvre s'inspira de cette méthode lorsqu'il lança le projet du Grand Louvre. En 1978, à la fin des travaux, le bâtiment comportait 2 parties.
Le centre d'affaires occupait les étages à partir du deuxième étage, en remplacement des Grands magasins qui avaient été désertés. Le Louvre des Antiquaires occupait lui les deux premiers niveaux et le sous-sol : c'était une réalisation unique en Europe ! Le Louvre des Antiquaires mélangeait volontairement les styles dans les différents niveaux afin de faciliter la flânerie. Seuls les joailliers furent regroupés au sous-sol pour des questions de sécurité. De nombreuses activités étaient regroupées dans ce centre : expertise, studio photographique, des expositions, etc. Un règlement intérieur garantissait l'ancienneté et la qualité des objets proposés. Ce centre a rapidement acquis une renommée internationale.

Réunion à Madrid du Réseau Vivre la Ville


L
a Troisième Conférence du réseau Vivre la Ville Europe s’est tenue à Madrid du 23 au 26 mars dernier avec la participation d’associations de nombreuses villes européennes, sous l’égide de la Plateforme des Associations du Centre de Madrid qui en a été l’organisateur cette année. Divers intervenants ont pris la parole, de l’Union Européenne, du groupe Ecologistes en action, des universités de Turin et du pays Basque ainsi que d’autres leaders d’opinion dont des membres de Vivre Paris et des représentants de la Ville de Madrid.
Des groupes de travail ont été organisés pour analyser en profondeur les questions essentielles à tous les résidents des centres urbains. Cette conférence a permis de confirmer les nombreux problèmes communs aux centres historiques des villes et des pays participants, et de considérer les diverses solutions déjà apportées en Europe à ces problèmes. Elle a aussi été l’occasion de donner de la visibilité à une réalité qui porte préjudice à nos villes et qui est souvent occultée par les stratégies de communication des intérêts économiques. L’objectif est de pousser les institutions locales, nationales et européennes à protéger les résidents des centres historiques qui constituent un patrimoine social et culturel de grande valeur, mais dénaturé par le tourisme de masse, la gentrification et les loisirs nocturnes, aux motifs non démontrés d’activité économique et de création d’emplois. Oubliant au passage que les riverains sont avant tout des habitants, des usagers, des clients et contribuent en priorité à l’économie de leur quartier.
Les travaux de ces 2 journées visent à élaborer un document de synthèse et la mise en forme des stratégies qui serviront de guide à un travail commun de défense des intérêts de la collectivité.

Le Swing des Halles

Il y a bientôt cinq ans, le quartier des Halles a vu naître dans l’environnement du Conservatoire Mozart et à deux pas des clubs de jazz de la rue des Lombards, une formation de jazz pas comme les autres. Le Paris Downtown Big Band a d’abord la particularité d’être un ensemble intergénérationnel, regroupant des élèves, des professeurs et des parents d’élèves du Conservatoire Mozart de Paris et du réseau des conservatoires parisiens. Ses musiciens proposent un répertoire jazz protéiforme: swing, blues, dixie, latin jazz, be bop, funk… et même hard rock ! Avec un tel répertoire cette formation effectue chaque année une quinzaine de concert. Ses 20 musiciens, tous bénévoles de 14 à 65 ans, prennent autant de plaisir à jouer dans des salles de renom comme le Théâtre du Châtelet, que dans des clubs de jazz du quartier des Halles ou de Bastille. Ce sont aussi des habitués du vide-greniers de la Bagagerie Mains-Libres. Le Paris Downtown Big Band accueille également des formations étrangères comme l’Edinburgh University Jazz Orchestra qu’il a invité à l’Oratoire du Louvre et à la Chapelle des Lombards ou l’AGV Big Band de Munich en 2016. Dernière particularité, ce big band se produit régulièrement avec des artistes provenant de divers horizons artistiques comme la performance avec Romina De Novellis, le Hip Hop avec les classes de David Berillon du lycée Turgot ou le théâtre avec la troupe Les Parfums de Lisbonne.  Le Paris Downtown Big Band a donné pour sa quatrième participation à la journée Internationale du Jazz de l’UNESCO,  un concert sous la Canopée des Halles le 27 avril.
Suivez le big band de votre quartier sur Facebook : @parisbigband

Square Saint-Jacques fermé pour dératisation

Les beaux jours reviennent, la tour Saint Jacques rayonne, surplombant notre quartier après des années de travaux… Mais le square Saint-Jacques demeure inaccessible depuis de nombreux mois. Envahi par les rats, les services de la ville semblent désemparés et dépassés face à une situation qui n’en finit plus. Initialement prévue pour quinze jours, la campagne de dératisation, avec clôture du square, pose de boîtes sécurisées, rebouchage des terriers, suppression temporaire des corbeilles, n’a vraisemblablement pas porté ses fruits. Une seconde opération est en cours, mais les rats sont toujours là. Au grand dam des riverains, des commerces alentours, des usagers du square et de tous ceux qui se réjouissaient de pouvoir grimper en haut de la tour, elle aussi rendue inaccessible.

Saint-Eustache : la bâche qui fâche ?

Effigie géante de Teddy Riner, chaussures de sport ou smartphone : depuis deux mois, pendant ses travaux de rénovation, le transept de l’église Saint-Eustache voit se succéder des bâches publicitaires géantes. Choqués, amusés, enthousiastes ou indifférents ?
Les passants et les habitants du quartier ont tous leur opinion ! La Ville de Paris, en charge de l’entretien de l’édifice, a pris cette initiative qui concerne également les églises Saint-Augustin et de la Madeleine. On ne verra pas n’importe quelle publicité géante sur leurs façades : les annonceurs et les visuels doivent être approuvés par la paroisse concernée, le diocèse, le maire d’arrondissement, et le premier adjoint à la Maire de Paris chargé du patrimoine. George Nicholson, curé de Saint-Eustache, y est tout à fait favorable. Il faut dire qu’une partie des recettes de l’afficheur, estimée à 750 000€, contribuera directement au financement des travaux qui se montent au total à 2,7 M€ et devraient durer jusqu’à la fin 2018.

Clôture de la 3ème Conférence du Réseau Européen "Vivre la Ville!"

Dimanche matin a pris fin la Troisième Conférence de Vivre la Ville Europe qui a réuni à Madrid les associations des résidents des centres historiques de plus de 80 villes espagnoles d’Andalousie, d‘Asturie, des Baléares, de Castille-La Mancha, de Castille et Leon, de Valence, de Galice, de Madrid, du Pays Basque et la Rioja, et aussi d’autres pays européens comme la Belgique, la France, l’Italie et le Portugal, sous l’égide de la Plateforme des Associations du Centre de Madrid qui en a été l’organisateur cette année.
Divers intervenants ont pris la parole, de l’Union Européenne, du groupe Ecologistes en action, des universités de Turin et du pays Basque ainsi que d’autres leaders d’opinion et des représentants de la Ville de Madrid.
De plus, des groupes de travail se sont mis en place pour analyser en profondeur les questions essentielles à tous les résidents des centres urbains.
Le résultat de cette conférence a permis de confirmer les nombreux problèmes communs aux centres historiques des villes et des pays participants, et de considérer les diverses solutions déjà apportées en Europe à ces problèmes.
Cette conférence a également permis de donner de la visibilité à une réalité qui porte préjudice à nos villes et qui est souvent occultée par les stratègies de communication face aux investisseurs potentiels.
L’objectif de cette plateforme est de pousser les institutions locales, nationales et européennes à protéger les résidents des centres historiques, car il s’agit d’un patrimoine social et culturel de grande valeur, qui est cependant en passe de devenir un parc d’attraction, de tourisme massif, de gentrification et de loisir nocturne, sous le prétexte fallacieux et insoutenable d’activité économique et création d’emplois.Oubliant au passage que nous sommes tous des travailleurs et faisons tous partie du système économique et de production.
Le produit du travail de ces 2 journées sera, comme ce fut le cas lors des deux précédentes rencontres, d’élaborer dans les prochaines semaines un document comportant les conclusions et les stratégies qui serviront de guide à un travail commun de défense des intérêts de la collectivité.
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Chueca Neighborhood Association
AVChueca

Le réseau "Vivre la Ville !" s'étend aux Pays bas. Les deuxièmes assises européennes se tiendront à Madrid les 25 et 26 mars

Les troisièmes rencontres européennes  du Réseau Vivre La Ville , qui sont publiques,  se tiendront cette années à Madrid les 25 et 26 mars prochain (les deux précédentes réunions se sont tenues à Paris)

Le Réseau Vivre Paris qui compte environ 30 associations parisiennes dont Accomplir(18 arrondissements représentés) a d'abord été rejoint par des associations de nombreuses villes françaises pour former le Réseau Vivre La Ville, , puis par des associations de plusieurs villes européennes, la dernière étant une association d'Amsterdam (composée de 3 200 membres)

Toutes ces associations ont pour but de lutter contre les nuisances subies par les habitants des villes, surtout les centres villes, et de défendre le droit de pouvoir circuler librement sur le trottoir et pouvoir dormir la nuit

Les informations relatives à cette réunion (en espagnol) sont en ligne sur le site de 'l'Association de Vecinos de Chueca (AVChueca)

Nous pouvons toutefois vous adresser les grandes lignes du programme en Français

Piétonisation des voies sur berges : le point sur la controverse

A Paris, la fermeture des voies sur berges entraine mécaniquement une augmentation du trafic sur les voies et rues qui bordent les quais de la Seine.
La Mairie de Paris et la Région ne sont pas d’accord sur l’impact de la piétonisation des voies en matière de trafic, de temps de parcours et de pollution. La Région affirme que les bouchons et les nuisances sonores augmentent et la pollution de l’air s’aggrave. De son côté, la Mairie de Paris note une réduction du trafic sur les principaux axes de report et constate que le temps de parcours et inférieur à celui prévu par l’étude d’impact.
Sur l’évolution entre septembre 2015 et septembre 2016, la Mairie notait un allongement de 39 % du temps de trajet sur les quais haut le soir, alors que la Région affichait une augmentation de 74 % !
Il est très étonnant d’aboutir à des résultats si divergents à partir de mesures issues de données similaires. En effet, celles concernant le trafic proviennent de mêmes capteurs électromagnétiques. Ce qui impliquerait que la Mairie de Paris et la Région ne calculent pas et surtout ne présentent pas les mêmes choses. Ces divergences méthodologiques entravent la comparaison et ne permettent pas aux parisiens d’avoir un avis tranché sur la question.
La Région concentre ses attaques avant tout sur la qualité de l’air. Elle constate plus de pollution, contrairement à la Mairie de Paris qui affirme que la fermeture des voies sur berges a entrainé l’amélioration de la qualité de l’air.
Avouons qu’il y a de quoi être perdu au milieu de cette guerre des chiffres. Le rapport complet de la première campagne comprenant l’interprétation de l’ensemble des résultats sera publié en mars 2017. Mais le rapport final de l’étude intégrant la deuxième campagne de mesure en période estivale et la comparaison entre ces deux campagnes ne sera connu qu’en septembre… Sans attendre, nous lançons un appel à témoins : riverains, usagers, faites nous part de votre témoignage : nous suivrons attentivement ce dossier et confronterons les données publiées aux expériences vécues.

Terrasses chauffées aux Halles : un bilan carboné

Accomplir a procédé à un recensement des terrasses chauffées du quartier des halles, fermées ou non. Il est ressorti de cette étude systématique des rues Saint-Denis, Pierre Lescot, du Cygne, de la Ferronnerie et Rambuteau, que près des trois-quarts des terrasses du quartier sont chauffées. Et il est édifiant d’apprendre que le bilan carbone d’une terrasse équipée de quatre parasols (ou braseros) au gaz allumés pendant huit heures équivaudrait à celui d’un trajet de 350 km en voiture… Et pour ceux qui pensaient que l’électrique serait la solution, le chauffage électrique émettrait 500 à 600 g de CO2 par kilowattheure contre 234 g pour le chauffage au gaz naturel. Conclusion : privilégiez l’intérieur des établissements, ou couvrez-vous et choisissez une terrasse non polluante !

La fondation Pinault s’installe aux Halles !

Désertée par la chambre de commerce de Paris, la Bourse de Commerce abritera, fin 2018, la Fondation Pinault, consacrée à l’art contemporain. La fondation, déjà installée à Venise, a obtenu une concession pour occuper cet espace pour 50 ans.
C’est donc une nouvelle page pour ce lieu chargé d’histoire, idéalement situé en bordure du jardin et à mi-chemin entre le Louvre et le Centre Pompidou. A l’origine à cet emplacement se trouvait l’hôtel de Soissons (début du XIIIs) appartenant à Jean II de Nesles. Pendant des années l’hôtel passait de main en main et abritait même, en 1498, un « couvent des filles repenties ». A partir de 1572, Catherine de Médicis en a pris possession et a entamé d’importants travaux. Elle a notamment fait édifier la colonne astronomique cannelée qui existe encore aujourd’hui. En 1718 Victor Amédée de Savoie a reçu l’édifice en héritage et y a établi en 1720 la Bourse de Paris. Ruiné, il a dû vendre la propriété qui a été rachetée par le prévôt de Paris. La colonne a été vendue séparément à Louis Petit de Bachaumont qui en a fait don à la Ville de Paris. La Bourse a abrité ensuite la halle aux blés qui, avec la baisse de son activité, a été fermée en 1873 et le bâtiment a été attribué à la Chambre de Commerce en 1885, pour être converti en Bourse de commerce. Avec l’informatisation des marchés à terme, l’activité boursière de marchandises a pris fin, et le bâtiment a longtemps vivoté, en tournant le dos au jardin. La coupole et le décor sont classés monument historique depuis 1986.
Les travaux d’aménagement commenceront début 2017 pour une ouverture prévue fin 2018. La fondation Pinault entend y proposer « une programmation pluridisciplinaire, avec de nombreuses expériences à la croisée des arts ».
Nous saluons cette initiative, qui va apporter un bel équipement culturel, en espérant que celui-ci saura aussi se tourner vers les publics du quartier