Tous les articles par Bernard Blot

34ème vide-greniers des Halles

Le 34ème vide-greniers des Halles organisé par l'Association Accomplir aura lieu le samedi 2 juin 2018 de 9h00 à 18h30. Il se tiendra place René Cassin et rue Rambuteau, le long de l'église Saint-Eustache.
Pour exposer sur ce vide-greniers il faut impérativement remplir deux conditions : être un particulier et habiter un des quatre premiers arrondissements de Paris.
Le prix du stand de 2m : 20€
Les inscriptions se feront le samedi 26 mai 2018 de 10h à 12h place René Cassin le long de l'église Saint-Eustache. Inutile de téléphoner ou de nous écrire.
Merci de votre compréhension.

 

Les documents à télécharger :
- le bulletin d'inscription et le règlement
- le plan

Du neuf autour de la Samaritaine, et c’est pas du luxe !

Alors que les travaux de la Samaritaine se poursuivent (s’éternisent), la ville devrait entamer d’ici la fin de l’année 2018 le réaménagement et la réfection des espaces publics du périmètre situé entre les rues du Pont Neuf, de l’Amiral de Colligny, de Rivoli et les quais, afin notamment de réduire la circulation automobile dans ce quartier et améliorer le cadre de vie, sinistré par plus de 12 ans de fermeture (fin de l’activité du grand magasin en 2005, début des travaux en 2015). La placette située dans l’axe du Pont Neuf va bénéficier de la disparition de la trémie de la voirie des halles et du démontage de la citée de chantier. Cet espace rendu aux piétons sera agrémenté d’un jet d’eau, de magnolias qui remplaceront les 7 platanes et accueillera des bancs ainsi que le kiosque à journaux qui jouxtait auparavant la bouche du métro Pont Neuf. Petit bémol, l’installation de toilettes publics n’est malheureusement pas envisagée. Les rues Bailleul et de la Monnaie seront piétonnes. La circulation des bus se fera par la rue du Pont Neuf, et non plus par la rue de la Monnaie. La rue de l’Arbre Sec, pour sa portion entre la Seine et la rue de Rivoli, deviendra « zone de rencontres » (circulation automobile réduite, et vitesse réduite à 20km/h), son sens de circulation sera inversé et ses trottoirs élargis. Ce qui est une très bonne chose pour les élèves de l’école de l’Arbre Sec et leurs parents. Enfin, le stationnement en épi rue des Prêtres Saint Germain l’Auxerrois sera supprimé, les trottoirs élargis, avec des passages piétons surélevés.

Plus d’information sur le site collectif-samaritaine.

4, 3, 2, 1… restez.

Dès les prochaines élections municipales de 2020, les quatre arrondissements du centre de Paris seront regroupés : un seul maire et un seul conseil d’arrondissement pour remplacer ceux des 1er, 2ème, 3ème et 4ème, une seule « mairie » et, nous dit-on, une meilleure représentativité.
Il faut reconnaitre que la carte parisienne n’avait pas évolué depuis 1860, tandis que la démographie, les besoins et les services ont bien changé. Exemple frappant, le 1er arrondissement qui compte aujourd’hui un peu plus de 17.000 habitants, en accueillait 5 fois plus (85.000) en 1861 !
En regroupant les instances de décision, mais aussi les services, le prochain maire d’arrondissement et son conseil municipal devraient avoir plus de poids à l’Hôtel de Ville face aux arrondissements plus importants. A titre indicatif, pour le 15ème arrondissement, on dénombre 240.000 habitants représentés par 30 élus dont 18 siègent au Conseil de Paris quand le 1er arrondissement compte 11 élus dont un seul d’entre eux siège au Conseil de Paris.La réforme, qui s’inscrit dans le cadre de la loi du 28 février 2017 et qui doit faire l’objet d’une concertation jusqu’au 31 décembre 2018, devrait aussi permettre un renforcement des prérogatives du maire d’arrondissement en matière de propreté, de lutte contre les incivilités ou de politique de la ville. La localisation, et donc le choix entre les 4 mairies actuelles, n’est pas encore décidée et doit aussi être débattue dans le cadre de cette concertation. La ville annonce cependant que les 3 autres bâtiments accueilleront toujours des services publics parisiens, notamment pour les démarches administratives. Accomplir suivra avec intérêt et vigilance la préparation de cette réforme, et en particulier les conditions de sa mise en oeuvre concrète : nous souhaitons tout particulièrement qu’elle soit l’occasion d’une amélioration tangible des services de proximité et du cadre de vie, sans dégradation des conditions d’accueil pour les démarches administratives. Enfin, une précision : la numérotation et les codes postaux ne changeront pas : il y aura toujours des habitants du 1er, du 2ème, du 3ème et du 4ème. Et n’en déplaise au 19ème arrondissement, il ne deviendra pas le 16ème !

Revue de presse : rions un peu avec le Syndicat des discothèques et lieux de loisirs

Comas éthyliques, overdoses, attroupements, troubles de voisinage, nuisances sonores… A en croire le président du syndicat en question, tout cela pourrait très bien arriver « dans un lycée, un cinéma », ou même chez vous… et d’ailleurs, si cela arrivait chez vous, pourquoi devriez vous être responsables (« on ne peut pas être derrière chaque client… La responsabilité du consommateur ne doit pas être transférée vers les établissements ») ? C’est en substance ce qu’il a déclaré dans un article du Parisien. Alors pourquoi enquiquiner les patrons de bars et boîtes ?
Et d’ailleurs, nous dit-il, « si on veut protéger nos enfants, il vaut mieux les laisser sortir dans des structures comme les nôtres plutôt que dans des lieux alternatifs ». C’est bien connu, les boîtes de nuit, c’est un peu le centre aéré de la vie urbaine. Et si il reconnait qu’il existe un problème de nuisances sonores, en citant des « défaillances : des isolements qui ne sont pas bons, des limiteurs qui ne sont pas bien réglés » elles sont dues, selon lui, à « une forme de racisme anti-jeunes. Nous sommes un pays vieillissant, avec une population âgée, il y a des plaintes liées à un conflit générationnel ».
Cet expert de la mauvaise foi ignore donc que les habitants de Paris sont plutôt jeunes (34% de 20 à 39 ans, la moyenne nationale étant à 24% selon le recensement 2017), et que ce sont aussi les actifs, les jeunes parents avec enfants (12,8 naissances par an pour 1000 habitants à Paris, la moyenne nationale étant de 11,8%), qui s’inquiètent de ces dérives et n’en peuvent plus du bruit.

Escalators : marche ou crève...

De nombreux habitants du quartier et visiteurs du Forum se posent la question : pourquoi les escalators donnant accès au centre commercial et à la gare RER sont-ils si souvent arrêtés ? Réponse : ils sont soit trop vieux… soit trop jeunes ! Du côté de la place carrée et des cinémas, les escaliers mécaniques ont plus de 30 ans, les pièces détachées sont introuvables, et la seule solution consiste à remplacer l’appareil. Six d’entre eux l’ont déjà été, il en reste encore huit et cela prendra plusieurs années. Du côté des escalators neufs de la Canopée, c’est un problème de réglage : très sensibles, ils se mettent en sécurité et s’arrêtent fréquemment. Leur constructeur est venu procéder à des ajustements, mais ces installations sont évidemment très fréquentées, et parfois victimes d’actes de malveillance (appui intempestif sur les boutons d’alarme). Le réglage des ascenseurs étant lui aussi en cours de finalisation, il faudra donc prendre son mal en patience, et se dire que monter par l’escalier, c’est bon pour la santé !

Une vidéo sur la bagagerie Mains Libres

A l’occasion des dix ans de la bagagerie Mains Libres, la photographe Florence Levillain a présenté une exposition de portraits en grand format d’usagers et de bénévoles, visible le site de son agence. Elle a également réalisé un magnifique documentaire de 15 minutes dans lequel les SDF expliquent à quoi leur sert cet équipement. Il existe désormais 7 bagageries à Paris, et 4 en projet. Mais la spécificité de Mains Libres, qui n’est pas toujours reprise par les autres bagageries, c’est de faire participer les SDF aussi bien à la gestion quotidienne qu’au conseil d’administration. Chez Mains Libres, les deux tiers des permanences d’accueil sont assurés par les usagers eux-mêmes ! Or, la prise de responsabilité est un vecteur puissant pour reprendre confiance et se réinsérer. Longue vie à cette belle initiative de notre quartier !

De l’air ! Constat des lieux 1 an après

En septembre 2016, la Mairie de Paris piétonnisait les 3,5 km de la voie G. Pompidou, ce qui a suscité de nombreuses interrogations et polémiques. Pour juger l’impact de cette décision sur la qualité de l’air, l’association Airparif a proposé une étude spécifique sur un an et en deux parties, hivernale et estivale, en tenant compte de multiples facteurs (les saisons, nombre de véhicules, fluidité du trafic, topographie de l’axe..). Vous pouvez retrouver tous les résultats de cette étude sur Airparif. Nous nous contenterons de quelques remarques concernant Paris intra-muros. On constate une amélioration de la qualité de l’air sur les quais bas fermés à la circulation (les voies sur berge), mais une dégradation sur les voies de report (quais hauts et Bld St Germain) et dès la fin de la portion piétonnisée (à l’est de Paris). Aucun impact significatif sur l’exposition globale des parisiens n’a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse. Les résultats sur Paris montrent deux tendances :
- une amélioration globale de la qualité de l’air le long des quais (jusqu’à - 25 %).
Toutefois, les niveaux sont toujours supérieurs aux valeurs réglementaires.
- une dégradation de la qualité de l’air significative dans l’est parisien en sortie de la zone piétonne (jusqu’à + 15 %), au niveau du quai Henri IV et le long du quai de Bercy. Cette dégradation est plus limitée aux carrefours des quais hauts et sur les itinéraires de report de circulation (boulevard St. Germain). Globalement, les niveaux de dioxyde d’azote sont plus élevés le long de la portion fermée (centre et ouest). Les concentrations les plus importantes ont été constatées sur les Quais du Louvre et de la Mégisserie. A l’inverse, les résultats les plus bas correspondent aux quais bas, fermés à la circulation et ouverts aux piétons. On peut les comparer aux niveaux de pollution de fond, mesurés par exemple dans les parcs, loin de la circulation.

Des rues rénovées… D’ici deux ans

Nous l’annoncions en mars 2017 dans notre Lettre n°105, la réfection de l’ensemble de la voirie du quartier des Halles va enfin être lancée. Si nous déplorons toujours le choix de matériaux « au rabais » (granit gris pour quelques voies principales, asphalte pour les rues secondaires), la confirmation du calendrier (février 2018 à août 2019) laisse enfin percevoir la fin d’une période de chantier qui a commencé… en 2010 ! Mais nous persistons à plaider pour l’installation d’un dispositif de contrôle d’accès des véhicules motorisés, ce qui ne semble malheureusement toujours pas être d’actualité.

Le toit brûlant de la Canopée

Les concepteurs de la Canopée n’ont pas fini de nous étonner, avec leur toit plein de surprises. Après le toit qui fuit (les travaux de colmatage des ventelles viennent de débuter, pour un coût, confirmé au Comité de suivi du chantier, de 1,2 millions d’euros…), voici le toit qui éblouit et contribue au réchauffement climatique. Une douzaine d’habitants de l’immeuble du 112-118 rue Rambuteau nous ont signalé, à plusieurs reprises, que leurs logements étaient victimes de la réverbération générée par la canopée. Outre le désagrément visuel, cette luminosité ascendante excessive a généré des hausses de température atteignant jusqu’à 45 degrés dans les logements concernés. Aux dernières nouvelles, la solution a été trouvée. La RIVP, profitant du ravalement des bâtiments, a installé les stores occultants dans toutes les fenêtres. Nous sommes ravis que les plaintes des habitants aient été entendues !

 

Une bulle commerciale au centre de Paris ?

La « Canopée » génère-t-elle une sorte de ressac commercial dans son environnement proche ? Si le Forum des Halles a su, une nouvelle fois et après de longues années de travaux, attirer des enseignes populaires et des marques internationales, la situation des commerces du centre de Paris semble beaucoup plus contrastée. Vous êtes plusieurs à vous être étonnés de la
vacance de plusieurs surfaces commerciales rue de Rivoli, rue du Louvre, rue Etienne Marcel… et à vous inquiéter de la disparition de commerces de proximité. Dans une étude parue fin 2016, l’Atelier Parisien d’Urbanisme  (APUR) confirme une progression du nombre de surfaces vides au niveau parisien avec près de 600 locaux vacants, soit un taux de vacance de 9%, en progression de 4,36 %. Pour la seule rue de Rivoli, l’APUR recense 7 nouvelles surfaces vacantes au cours de la dernière année. Mais surtout, la vacance commerciale s’enracine, plus de 56 % des commerces vacants en 2015 l’étaient encore en 2016. Concernant les zones « à forte attractivité » (le quartier des Halles en fait partie), trois secteurs d’activité sont plus particulièrement touchés : les agences et services (banques, téléphonie, agences de voyages, agences d’intérim…), les magasins de décoration de la maison, en baisse depuis huit années consécutives, et les commerces d’habillement, qui en outre connaissent une forte rotation. Si la baisse observée concernant les services peut s’expliquer par de nouveaux modes de consommation (transactions sur Internet), d’autres phénomènes sont probablement à l’oeuvre : le déport de certaines enseignes qui ont rejoint le Forum des Halles à la suite de la rénovation, une forte concentration de commerces qui renforce la concurrence, un environnement dégradé par des chantiers longs, qui pèsent sur l’attractivité et enfin la progression des loyers, notamment par l’effet d’aubaine qu’a pu constituer la qualification comme « zone touristique internationale (ZTI) » qui a introduit la possibilité d’ouvrir le dimanche, et donc augmenter le potentiel pour certains types de commerces. On peut dès lors s’interroger sur l’impact qu’auront, dans les prochaines années, l’ouverture de nouvelles surfaces conséquentes dans l’ancienne Samaritaine, à la Poste du Louvre ou au Louvre des Antiquaires.