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PROMENADE
AUX HALLES
Témoignages
des anciens des Halles
Entretiens
enregistrés par Josette Colin, auteur du livre "Je me
souviens des Halles", éd. Parigramme, 1998.
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- Presque toutes les affaires se décidaient au comptoir
- J’étais jeune et jolie, j’allais dans les Halles
quand la cloche sonnait à six heures
- Le quolibet fusait, c’était un langage très imagé
- Le « louchebem », c’est un langage propre aux bouchers
- Il y avait beaucoup de flics ici dans les Halles
- Le coup de main des garçons bouchers
- Le vol de viande aux Halles : les patrons fermaient les yeux
- J’avais un petit boléro en astrakan
- On repartait avec des cerises ou des légumes, ça dépendait
- Les flics avaient toujours leurs pèlerines, avec un sac qu’ils
accrochaient dans le dos en dessous
- Cette pharmacie c’était presque un dispensaire, on faisait
deux heures de pansements tous les matins aux bouchers
- C’étaient les bistrots qui fournissaient des vestiaires
pour les tripiers
- J’avais soixante-dix vestiaires, ça sentait le sang
- La première boisson des Halles c’était le champagne
- Ça sentait la fraise à plein nez dans certains endroits,
les cageots de haricots verts fumaient
- Dans cette cour, ils épluchaient les petits pois et les haricots
verts toute la nuit
- On descendait les bananes dans le premier, le deuxième, le troisième
sous-sols
- Il me donnait des sommes considérables en liquide, ça
faisait trois camions de marchandise
- J’étais porteur dans les Halles, au mois de mai j’attaquais
les légumes à deux heures du matin
- Le métier de tripier c’est un superbe métier
- Y avait un café à chaque pas, on avait beaucoup d’occasions
pour aller au bistro
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